Comment réussir l’isolation de ses combles aménagés ?

L’isolation des combles aménagés est un point essentiel dans un projet de rénovation énergétique. Cette partie de la maison peut concentrer d’importantes déperditions de chaleur, notamment lorsque l’étanchéité à l’air n’est pas correctement traitée. Contrairement aux murs existants, qui peuvent déjà présenter une certaine étanchéité grâce à un enduit ciment ou à des joints bien réalisés, les rampants de toiture sont naturellement beaucoup plus exposés aux passages d’air. Pour obtenir une rénovation performante, il est donc essentiel d’anticiper les différents raccords entre les murs, les rampants, les pignons et les autres éléments du bâtiment.

| EN DÉTAILS |

L’étanchéité à l’air : un point central dans les combles

Lorsqu’on isole les rampants d’une toiture, l’objectif n’est pas uniquement d’ajouter de l’isolant.

Il faut également définir précisément le plan d’étanchéité à l’air de la maison.

Prenons l’exemple d’une maison en parpaings avec un enduit ciment et une isolation extérieure prévue sur les murs.

Sur les murs, l’enduit ciment peut constituer le plan d’étanchéité à l’air. En partie haute, le chaînage en béton peut également participer à cette continuité.

Au niveau des rampants, l’étanchéité à l’air sera assurée par la membrane installée avec l’isolation, qu’il s’agisse d’un pare-vapeur ou d’un frein-vapeur.

Une fois ces différents plans définis, l’enjeu consiste à les raccorder correctement entre eux.

Comment raccorder les rampants et les murs ?

Lorsque la maison possède un plancher bois, une bande de membrane peut être mise en place avant les travaux d’isolation afin d’assurer la continuité de l’étanchéité entre les murs et les rampants.

Dans le cas d’une dalle en béton, la configuration peut être plus simple.

La membrane d’étanchéité à l’air située sous les rampants peut venir se raccorder directement à la dalle en béton.

La dalle permet alors d’assurer la continuité entre le plan d’étanchéité des murs et celui de la toiture.

Ne pas négliger les pignons

Les pignons constituent également des zones sensibles.

S’ils ne sont pas correctement traités, ils peuvent générer d’importantes fuites d’air et des déperditions de chaleur.

L’objectif est donc, là encore, de raccorder correctement la membrane d’étanchéité à l’air au pignon.

Une solution consiste à appliquer une membrane sur toute la périphérie du pignon et à la raccorder à une partie suffisamment étanche.

Lorsque le support existant n’est pas suffisamment régulier ou étanche, il est également possible de réaliser une bande de plâtre afin de calfeutrer les défauts avant de venir y raccorder la membrane.

Isoler le pignon pour limiter le pont thermique

Le pignon peut aussi représenter une zone de déperdition thermique.

Le mur peut traverser le complexe isolant et communiquer avec l’extérieur.

Pour limiter ce pont thermique, une solution consiste à isoler le pignon par l’intérieur au niveau du dernier étage de la maison.

Une isolation d’environ 5 cm peut être mise en place sur cette zone.

Dans la pratique, l’ensemble de la surface peut être isolé afin de conserver une certaine cohérence dans les aménagements.

Le cas des combles perdus

Certaines maisons présentent une configuration mixte avec une partie en combles aménagés et une autre en combles perdus.

Dans ces espaces, le plafond est souvent constitué de plaques de plâtre.

Les plaques de plâtre peuvent participer à l’étanchéité à l’air, mais elles ne jouent pas le même rôle qu’une membrane pare-vapeur ou frein-vapeur concernant la migration de la vapeur d’eau.

Dans le cas des combles perdus, le risque peut néanmoins être limité lorsque cet espace est correctement ventilé.

Il faut alors s’assurer qu’il existe un renouvellement de l’air, notamment grâce à des grilles d’aération ou des chatières en toiture.

L’humidité peut ainsi être évacuée plus facilement.

Une isolation performante repose sur les raccords

Réussir l’isolation de combles aménagés ne consiste donc pas uniquement à choisir un isolant.

Il faut également anticiper :

  • les raccords entre les murs et les rampants ;
  • l’étanchéité à l’air ;
  • le traitement des pignons ;
  • les ponts thermiques ;
  • la migration de la vapeur d’eau ;
  • les éventuelles zones en combles perdus.

C’est cette continuité entre les différents éléments qui permet d’obtenir une rénovation plus performante et durable.